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Mitragyna speciosa Korth. (de la famille des Rubiacées) est un arbre tropical de 4 à 16 mètres de haut, qui est indigène en Asie du Sud-Est, aux Philippines et en Nouvelle-Guinée, mais qui est maintenant cultivé ailleurs. En Thaïlande, l’arbre ainsi que les préparations obtenues à partir de ses feuilles sont nommés kratom. Traditionnellement, les feuilles de kratom fraîches ou séchées sont mâchées ou préparées en infusion (thé); elles sont rarement fumées. À faible dose, le kratom a des effets stimulants et est employé pour combattre la fatigue au cours de longues heures de travail. À forte dose, il peut toutefois avoir des effets sédatifs-narcotiques. Il est également utilisé en médecine traditionnelle et comme substitut de l’opium. Les composés phytochimiques isolés à partir des différentes parties de l’arbre comprennent plus de 40 alcaloïdes structurellement apparentés ainsi que plusieurs flavonoïdes, des saponines terpénoïdes, des polyphénols, et divers glycosides. Les principaux composants psychoactifs dans les feuilles sont la mitragynine et la 7-hydroxymitragynine, présentes toutes deux uniquement dans Mitragyna speciosa.

Chimie

Structure moléculaire: mitragynine

Formule moléculaire: C23H30N2O4
Poids moléculaire: 398.50 g/mol

La mitragynine est l’alcaloïde le plus abondant dans les feuilles. Elle a été isolée pour la première fois en 1921, et sa structure chimique a été complètement élucidée en 1964. Sa dénomination systématique (Chemical Abstract) est ester méthylique de l’acide (αE,2S,3S,12bS)-3-éthyl-1,2,3,4,6,7,12,12b-octahydro-8-méthoxy-α-(méthoxyméthylène)-indolo[2,3-a]quinolizine-2-acétique (numéro CAS: 4098-40-2). Autres dénominations: ester méthylique de l’acide (E)-16,17-didéshydro-9,17-diméthoxy-17,18-séco-20α-yohimban-16-carboxylique, 9-méthoxycorynanthéidine, et SK&F 12711.

La mitragynine est insoluble dans l’eau mais soluble dans les solvants organiques conventionnels, parmi lesquels l’acétone, l’acide acétique, les alcools, le chloroforme et le diéthyléther, donnant des solutions fluorescentes. La mitragynine se distille à 230–240 °C sous 5 mm de Hg. Elle forme des cristaux blancs, amorphes, qui fondent à 102–106 °C. Le point de fusion du sel d’acide chlorhydrique de la mitragynine est de 243 °C; le picrate fond à 223–224 °C et l’acétate à 142 °C.

Structure moléculaire: 7-hydroxymitragynine

Formule moléculaire: C23H30N2O5
Poids moléculaire: 414.50 g/mol

La 7-hydroxymitragynine n’est présente qu’en très petites quantités dans les feuilles de kratom et a été identifiée en 1993. Sa dénomination systématique (Chemical Abstract) est ester méthylique de l’acide (αE,2S,3S,12bS)-3-éthyl-1,2,3,4,6,7,7a,12b-octahydro-7a-hydroxy-8-méthoxy-α-(méthoxyméthylène)-indolo[2,3-a]quinolizine-2-acétique (numéro CAS: 174418-82-7).

Les synthèses chimiques totales décrites pour plusieurs alcaloïdes du kratom sont trop complexes pour être utilisées dans la production économique de n’importe lequel de ces composés. Cependant, la mitragynine peut servir de précurseur chimique de la 7-hydroxymitragynine, plus puissante.

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Forme physique

Les feuilles de l’arbre Mitragyna speciosa sont ovales ou ovales-lancéolées et de couleur vert foncé; elles peuvent pousser jusqu’à atteindre 180 mm de long et 100 mm de large. Les veines des feuilles ont une coloration blanc verdâtre ou rouge, les premières étant réputées pour être plus puissantes. Le poids moyen d’une feuille fraîche est d’environ 1,7 g et celui d'une feuille séchée d’environ 0,43 g. Les têtes florales jaunes et globulaires de l’arbre portent jusqu’à 120 petites fleurs. Le fruit est une capsule contenant de nombreuses petites graines plates.

Les produits du kratom sont habituellement fournis sous forme de feuilles séchées broyées ou réduites en poudre, qui sont de couleur vert clair à vert foncé. Des préparations de kratom en poudre, de couleur verdâtre ou beige-brun, enrichies en extraits d'autres feuilles, sont également disponibles. Des extraits pâteux stables et une résine de kratom brun foncé peuvent également être préparés par ébullition de suspensions aqueuses de feuilles de kratom pour en éliminer l’eau partiellement ou complètement. Des teintures et des gélules, remplies de poudre de kratom, sont également disponibles.

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Pharmacologie

Les préparations de kratom contiennent plusieurs composés phytochimiques en proportions variables, ce qui complique leur bonne évaluation pharmacologique. Les études cliniques chez l’être humain sont peu nombreuses.

En général, les effets du kratom sur les humains dépendent de la dose: les petites doses produisent une stimulation analogue à celle de la cocaïne tandis que les doses plus fortes provoquent des effets sédatifs-narcotiques de type morphinique.

Après la prise de quelques grammes de feuilles séchées, les effets revigorants et l’état d’euphorie se font sentir en 10 minutes, et durent une heure à une heure et demi. Les consommateurs de kratom signalent une capacité de travail, une vigilance et une sociabilité accrues, et parfois un désir sexuel plus intense. Les pupilles sont généralement normales ou très légèrement contractées; un rougissement peut être observé. Dans l’une des rares expériences cliniques menées chez l’être humain, une dose orale de 50 mg de mitragynine entraînait une excitation motrice, suivie par des vertiges, une perte de la coordination motrice (test de Romberg positif), et des tremblements au niveau des extrémités et du visage. Pour les consommateurs réguliers de kratom, perte de poids, fatigue, constipation, et hyperpigmentation de la joue peuvent être des effets secondaires notables. Le mécanisme pharmacologique responsable de l’activité stimulante n'est pas clair.

Le kratom consommé à hautes doses, sédatives, correspondant à 10–25 g de feuilles séchées, peut initialement provoquer une transpiration, des étourdissements, des nausées et une dysphorie, mais ces effets sont rapidement remplacés par un calme, un sentiment d’euphorie et un état rêveur qui durent jusqu’à six heures. Des pupilles contractées (myosis) sont observées.

La mitragynine et la 7-hydroxymitragynine, les deux alcaloïdes principalement responsables des effets du kratom, sont des agonistes sélectifs et complets du récepteur opioïde de sous-type μ (récepteur MOR). L’effet agoniste sur ce récepteur qu’exercent les alcaloïdes du kratom est antagonisé par la naloxone, un antagoniste des récepteurs opioïdes. De plus, les récepteurs α2-adrénergiques post-synaptiques et 5-HT2a, ainsi que les canaux à Ca2+ neuronaux, sont également impliqués dans l’activité pharmacologique et comportementale unique de la mitragynine.

Dans des études chez l’animal, les effets antinociceptifs et antitussifs de la mitragynine étaient comparables à ceux de la codéine. Chez la souris, la 7-hydroxymitragynine était un analgésique plusieurs fois plus puissant que la morphine, même en cas d'administration orale.

Le kratom est légèrement toxique pour les animaux. Des souris qui suivaient un traitement chronique avec de la 7-hydroxymitragynine ont développé une tolérance, une tolérance croisée à la morphine et des symptômes de sevrage qui pouvaient être précipités par l’administration de naloxone.

La consommation régulière de kratom peut engendrer une dépendance. Les symptômes de sevrage chez l’être humain sont relativement légers et diminuent généralement en une semaine. Une fringale, une faiblesse et une léthargie, une anxiété, une agitation, une rhinorrhée, une myalgie, des nausées, une transpiration, des douleurs musculaires, des mouvements brusques et saccadés des membres, des tremblements ainsi que des troubles du sommeil et des hallucinations peuvent apparaître. Le traitement, s’il est nécessaire, peut inclure une association de dihydrocodéine et de loféxidine, des agents anti-inflammatoires non stéroïdiens, des antidépresseurs et/ou des anxiolytiques.

Le métabolisme de la mitragynine chez l’être humain a lieu par hydrolyse de l’ester de la chaîne latérale, par O-déméthylation des groupes méthoxy, par des transformations oxydatives et/ou réductrices, et par la formation de conjugués glucuronides et sulfates. Chez un homme décédé d’une surdose de propylhexédrine et de kratom, les concentrations de mitragynine post-mortem variaient de 0,01 mg/kg à 1,20 mg/L.

La consommation simultanée de kratom et d’autres drogues peut provoquer de graves effets secondaires. De fait, des interactions médicamenteuses indésirables impliquant le thé de kratom consommé avec du carisoprodol, du modafinil, de la propylhexédrine ou Datura stramonium ont été signalées. Un cas mortel aux États-Unis impliquait un mélange de kratom, de fentanyl, de diphénhydramine, de caféine et de morphine vendu en tant que de drogue à base de plantes.

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Origine

Les feuilles de kratom séchées qui sont vendues dans les «herboristeries» ou les «headshops»/«smartshops», ainsi que sur l’internet, sont censées provenir de la plante Mitragyna speciosa cultivée en Asie du Sud-Est, très probablement en Indonésie («kratom de Bali») où cette plante n’est pas contrôlée. 

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Mode de consommation

Traditionnellement, les feuilles de kratom fraîches ou séchées sont mâchées ou préparées en infusion (thé). Lors de la préparation du thé, on ajoute souvent du jus de citron pour faciliter l’extraction des alcaloïdes de la plante; avant de boire le thé, il est possible d’ajouter du sucre ou du miel pour masquer le goût amer du breuvage. Les feuilles séchées sont parfois fumées.

Pour ressentir de la force et un sentiment d’euphorie, les «consommateurs de kratom» traditionnels mâchent une à trois feuilles fraîches en même temps. Les veines sont habituellement retirées des feuilles avant la consommation et parfois du sel est ajouté pour «prévenir la constipation». Seule la matière mastiquée est avalée. La consommation est suivie d’un verre d’eau chaude ou de café, de thé ou de sirop de sucre de palme. Les consommateurs réguliers et dépendants mâchent 3 à 10 fois par jour. Lorsqu’il n’y a pas de kratom disponible, les feuilles de Mitragyna javanica (autre nom: Mitragyna parvifolia) sont utilisées en remplacement.

Dans le sud de la Thaïlande, ces dernières années, des cocktails glacés faits maison nommés «4x100», sont devenus populaires chez les jeunes musulmans en raison de leur effet semblable à celui de l'alcool, mais en moins fort. Ces cocktails sont préparés à partir de feuilles de kratom, d’une boisson gazeuse sans alcool contenant de la caféine, et d’un sirop contre la toux contenant de la codéine ou de la diphénhydramine, qui constituent les trois ingrédients de base auxquels sont ajoutés des glaçons, et un médicament anxiolytique, antidépresseur ou analgésique.

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Autres dénominations

C’est le botaniste néerlandais Korthals qui a donné le nom de Mitragyna au genre, parce que les feuilles et les pistils des fleurs de la plante ressemblent à une mitre épiscopale. Les autres noms de la plante sont krathom, kakuam, ithang ou thom (Thaïlande), biak-biak ou ketum (Malaisie), et mambog (Philippines).

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Analyse

La composition en alcaloïdes des échantillons botaniques et médicaux-légaux peut être analysée par des méthodes chromatographiques et spectroscopiques classiques. La caractérisation phylogénétique des échantillons de kratom à l’aide de séquences nucléotidiques d’ADN spécifiques peut compléter les analyses phytochimiques.

Les alcaloïdes du kratom peuvent être séparés par chromatographie en couche mince sur des plaques de gel de silice avec détection par UV (254 nm). Après pulvérisation du réactif d’Ehrlich modifié ou du réactif chlorure ferrique-acide perchlorique, la mitragynine donne des taches respectivement violettes ou allant du gris au brun.

Le spectre UV de la solution méthanolique de mitragynine présente un maximum à 225 nm avec des épaulements à 247, 285 et 293 nm. Les bandes d’absorption caractéristiques dans le spectre IR de la mitragynine se situent à 3 365, 1 690 et 1 640 cm-1. Fragments significatifs dans le spectre de masse en impact électronique (m/z): 398 (M+), 383, 366, 269, 214, 200 et 186.

Le spectre UV de la solution éthanolique de 7-hydroxymitragynine présente un maximum à 220 nm avec des épaulements à 245 et 305 nm. Les bandes d’absorption caractéristiques dans le spectre IR de la 7-hydroxymitragynine dans CHCl3 se situent à 3 590, 2 850, 2 820, 2 750, 1 700, 1 645, 1 630, 1 600, 1 490, 1 465 et 1 440 cm-1. Fragments significatifs dans le spectre de masse en impact électronique (m/z): 414 (M+), 397, 383 et 367.

Les alcaloïdes parents et leurs métabolites peuvent être quantifiés dans l’urine à une concentration >100 ng/mL par CGSM (chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse), à une concentration >25 ng/mL par CLHP-UV (chromatographie en phase liquide à haute performance avec détection UV), et à une concentration >0,02 ng/mL pour la CLHP-SM (chromatographie en phase liquide à haute performance couplée à la spectrométrie de masse). Par exemple, la concentration de mitragynine dans un échantillon judiciaire d’urine d’un consommateur régulier de kratom était de 167 ng/mL (CLHP-SM). Dans un cas d’empoisonnement, la concentration sérique sanguine de mitragynine deux semaines après l’arrêt d’ingestions orales régulières de fortes doses (14–21 grammes par jour) de feuilles de kratom séchées était de 0,020 ng/mL (CLHP-SM).

On ne connaît aucun test immunologique conventionnel de dépistage de consommation de drogues, capable de détecter les alcaloïdes du kratom.

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Pureté typique

La composition chimique du kratom dans les produits du commerce n’est pas spécifiée et dépend de plusieurs facteurs, tels que la variété particulière et l’âge de la plante, l’environnement, et le moment de la récolte. La concentration totale en alcaloïdes dans les feuilles séchées varie de 0,5 à 1,5 %. Dans les variétés originaires de Thaïlande, la mitragynine est le composant le plus abondant (jusqu’à 66 % des alcaloïdes totaux) tandis que la 7-hydroxymitragynine est un constituant mineur (jusqu’à 2 % de la teneur totale en alcaloïdes). Dans les variétés de kratom originaires de Malaisie, la mitragynine est présente à une concentration plus faible (12 % des alcaloïdes totaux). Les concentrations typiques de mitragynine et de 7-hydroxymitragynine dans les produits du kratom en poudre ou à base de feuilles séchées disponibles au Japon étaient respectivement de 12–21 mg/g et de 0,11-0,39 mg/g; les résines de kratom contenaient 35,6–62,6 mg/g de mitragynine et 0,12–0,37 mg/g de 7-hydroxymitragynine.

D’après une analyse par CGSM de boissons au «ketum» fraîchement préparées en Malaisie, obtenues après ébullition prolongée de feuilles fraîches dans l'eau, un verre de 250 ml de «ketum» contenait 22,5–25 mg de mitragynine. Environ trois de ces verres par jour sont supposés être suffisants pour diminuer les symptômes du sevrage aux opiacés.

Au début des années 2000, certains produits obscurs étiquetés «acétate de kratom» ou «acétate de mitragynine» ne contenaient en fait aucune molécule de mitragynine. Ces dernières années, des produits vendus en Allemagne et en Suède sous l'appellation «Krypton», censés être des préparations de kratom améliorées, se sont avérés contenir de la caféine et du O-desméthyltramadol (ODT) synthétique en tant qu’adultérants. L’ODT est un métabolite bioactif du tramadol, un analgésique opioïde de synthèse, et était apparemment ajouté aux préparations à base de plantes pour simuler les effets sédatifs-narcotiques du kratom.

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Contrôle

Ni Mitragyna speciosa ni la mitragynine ou d’autres alcaloïdes de cette plante ne figurent sur les listes des Conventions des Nations unies sur les drogues.
La plante Mitragyna speciosa et/ou la mitragynine et/ou la 7-hydroxymitragynine sont actuellement (septembre 2011) contrôlées dans un grand nombre d'États membres de l'UE tels que le Danemark, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Suède.

Les autres pays qui contrôlent le kratom au titre de leur loi sur les stupéfiants sont l'Australie, la Birmanie/le Myanmar, la Malaisie et la Thaïlande. La Nouvelle-Zélande contrôle Mitragyna speciosa et la mitragynine au titre de sa Loi portant modification de la Loi sur les médicaments. Aux États-Unis, le kratom n’est pas contrôlé bien que considéré comme une «drogue posant problème».

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Prévalence

Le kratom n’est apparu sur le marché mondial des drogues que récemment, et l'on ne dispose donc d'aucune information sur l'étendue de son utilisation en dehors de l'Asie du Sud-Est.

En Thaïlande, les enquêtes nationales auprès des ménages donnent des informations sur la prévalence de l’usage de drogues dans ce pays. L’enquête de 2007 (26 633 répondants âgés de 12 à 65 ans) indiquait que les prévalences au cours de la vie, au cours de la dernière année et au cours des 30 derniers jours pour le kratom étaient respectivement de 2,32 %, 0,81 % et 0,57 %. Ces chiffres, à l’exception de celui de l’utilisation au cours de la vie, étaient significativement plus élevés que ceux pour le cannabis, ce qui fait du kratom la drogue illicite la plus largement utilisée dans le pays. En Thaïlande également, des études de prévalence au cours de la vie, au cours de la dernière année et au cours des 30 derniers jours, menées parmi des élèves du secondaire de 13 à 16 ans (n = 8 708–12 148) en 2002, 2003 et 2004, ont montré une augmentation de l’utilisation au cours de la vie du kratom (de 3,97 % à 9,43 %) et du cannabis (de 4,44 % à 6,75 %), tandis qu'une légère diminution était observée pour l'utilisation des amphétamines (2,79 % à 2,32 %). Les données de prévalence au cours de la dernière année et au cours des 30 derniers jours suivaient des tendances similaires. Une enquête routière récente ayant impliqué 1 635 conducteurs de véhicules à moteur en Thaïlande a révélé que le kratom était utilisé par 0,9 % des conducteurs, un taux de prévalence proche de celui du cannabis (1,1 %) mais beaucoup plus faible que celui des amphétamines (1,8 %).

Des sondages sur l’internet effectués par l'OEDT en 2008 ont indiqué que le kratom était l’un des «euphorisants légaux» les plus largement proposés dans 44 % des 27 boutiques en ligne européennes interrogées, conjointement avec Salvia divinorum (74 %), les graines de rose de Jéricho (48 %), les mélanges à fumer Spice (37 %), et les gélules contenant des stimulants (59 %). Un sondage plus étendu sur l’internet effectué par l’OEDT en juillet 2011 a montré que le kratom était le produit le plus largement proposé, avec 128 détaillants en ligne sur 631 (soit une proportion de 20 %) qui le livrent au sein de l’UE. Une «photo instantanée» de la situation sur l’internet au Royaume-Uni réalisée en avril 2009 a montré que parmi les 346 produits uniques proposés à la vente par 39 boutiques, le kratom (n = 30) arrivait second, derrière Salvia divinorum (n = 44).

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Prix au détail

Les prix varient entre les pays et dépendent du type et de la quantité du produit acheté. D’après les sondages sur l’internet effectués par l’OEDT en 2008, les prix des extraits «Kratom 15X» variaient de 2,10 à 10,30 EUR par gramme dans les pays européens sondés. En 2011, une «photo instantanée» de suivi de 314 boutiques en ligne réalisée par l’OEDT a montré que les prix oscillaient entre 6 et 15 EUR pour 10 grammes de kratom séché, et entre 7 et 8 EUR pour 1 gramme d’extrait «Kratom 15X».

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Usage médical

Six espèces asiatiques et quatre africaines de Mitragyna sont connues pour être utilisées en médecine traditionnelle, mais les effets stimulants/sédatifs-narcotiques/psychoactifs sont caractéristiques de la seule plante Mitragyna speciosa. En Asie du Sud-Est, le kratom est utilisé comme antidiarrhéique, antitussif, antidiabétique, anthelminthique et en cataplasme sur les plaies, ainsi que pour sevrer les héroïnomanes dépendants. En dehors de l’Asie, un usage anecdotique de préparations de kratom pour l’auto-traitement de la douleur chronique et des symptômes de sevrage aux opioïdes, et comme substitut des analgésiques opioïdes, a été relevé. Cependant, aucun usage du kratom ou de ses alcaloïdes n’est approuvé en médecine moderne. Des suggestions ont été faites pour explorer le potentiel thérapeutique du kratom ou de ses ingrédients purifiés pour le traitement de la douleur, de la dépression et des symptômes de sevrage aux drogues.

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Lecture complémentaire

http://www.murple.net/yachay/index.php/kratom

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